ça y est, on recommence
on se donne encore une chance
on imagine qu'avec le temps
reviendront les mots élégants.
Et puis le stylo bloqué dans l'air
on essaie de faire des vers.
D'un coup, un sentiment d'échec pèse
d'avoir su faire maintes thèses
et de sentir le cerveau vidé
où est parti ce qui m'inspiré??
ça fait mal tout au fond
c'est un mal-être cuisant
sans trouver de raison
à ce noeud si puissant.
A force de chercher
ça ne fait que du mauvais;
alors pourquoi insister
quand une chose s'est envolée??
Parce que c'est tout ce que j'ai
c'est mon âme, mes pensées.
Certes, beaucoup préfère les conserver
pour les taire à jamais
j'ai un coeur trop souple
pour étudier mes mots à la loupe
je n'ai pas ce regard de dédain
que beaucoup pose aux alentours
aujourd'hui, qui vous tend la main
pour étouffer tous ces bruits trop sourds??
Mais pourquoi donc avons-nous un cerveau
ce truc dans la tête tout là-haut
cette partie vitale fait notre tourment
à penser, toujours à penser, tout le temps!
En vrai chacun doit trouver
par ses propres moyens
une raison d'exister
et de le faire au quotidien.
Merde, je peux plus taire le papier
j'vous jure, j'ai beau essayé
c'est même pas du niveau de lycée
comme quoi on a beau tenter
quand tout fout le camp
on devient un peu dément.
Dans ce monde qui saigne trop
il y a quand même du beau
tous les gens qui vous entoure
et qui vous donne de l'amour,
puisqu'au fond dans notre vie
on distribue ce don on a envie?
C'est ça le libre arbitre?
C'est ça qu'on apprend derrière nos pupitres?
C'est comme au billard ou à la pétanque
c'est mort pour celui qui se plante.
Alors pourquoi Dieu enlève ceux qui nous manquent
et jamais à l'heure pétente?
Alors c'est comme ça la vie?L'épreuve?
On appelle ça le chemin, le sentier
la traversée, la destinée
à toi seul de faire tes preuves
dans tout, pour tout, tout le temps,
ce rapport incessant
de l'avenir qui vous guette
de cumul de vos dettes,
du bon, du mal, du malsain,
ou la violence ou le bien...
Y'a tellement de sujets à aborder
pour des heures philosopher,
au final, ça change quoi?
On est tous des bouts de rien,
on finira tous par sentir le sapin
en laissant derrière nous le désarroi
des gens qui resteront
et qui sont eux aussi des pions
qui se cherche une passion
pour pas paraitre cons.
Parce que c'est ce qu'on nous dit,
on est tous conditionnés
nos enfants ont les pourri
si on les a mal élevés
et ce qui est dit est acquis
comme des principes de vie.
Ce matin, ça sentait le printemps
le début du beau temps,
du soleil qui chauffe le visage
qui doit nous faire chaud au moral
que l'on voit comme un présage
qui est au fond une chose "banale".
Où est la morale du moral?
Où sont ces êtres chers?
Pourquoi est-ce qu'on perd les pédales?
Pourquoi des fois on manque d'air?
Pourquoi on se déchire?
Pour connaitre le pire?
L'être humain est trop complexe,
mon avis diverge, perplexe.
C'est moche quand tu perds ce lien
qui t'accroche et te maintiens.
Tu t'enfonces dans ce tunnel
où l'on dit que tu y verras
tout au bout de la ruelle
une lumière qui brille là-bas.
Si c'est pas du conditionnement
je ne sais plus qui me mens.
C'est sûr, chacun ses convictions,
chacun est différent
j'dis pas que j'ai raison
je couche juste mes pensées
parce que c'est un besoin
et aussi une envie
de glisser dans un coin
l'histoire d'une vie.
Ce qui restera
quand je serais plus là!
Tout comme à chacun,
je trace mon chemin.
On ne sait pas demain
peut-être que notre destin
enverra la fatalité à notre porte
pour nous dire qu'une personne est morte.
Je parle en connaissance de cause,
un coup de vent et une vie explose
alors tu sais les projets
plus ça va, moins on en fait.
Petit à petit, on s'éteint
on a un creux entre nos mains
le coeur pleure et la tête repasse
tous les souvenirs qui nous trépasse.
Vivre pour soi, s'épanouir
le plus possible avant de mourir
ce n'est pas défétiste, c'est la réalité
car trop de moments sont gâchés
trop de souhaits qui sont restés
bien présents dans notre coeur blessé.
Continuer à vivre, respirer
pour faire vivre notre ami
mais ce, que dans nos pensées
et plus jamais dans notre vie.
Voilà sans doute pourquoi c'est dur
d'écrire pour le public
c'est là que se dresse le mur
qui ferme ce portique!
On peut débattre des heures
de tout ce qui fait le malheur ou le bonheur
on changera que nos rêves
sans rencontrer de trêve,
Le temps passe et défile
il laisse sur son passage
les rides sur le visage
et les mains trop fébriles.
Sachez garder en vous
cette flamme de grande chaleur
et tachez de ne pas en venir à bout
avec l'eau de vos pleurs.
Puisque c'est une épreuve, comme un test
et que le seul juge est ailleurs
non l'humain n'a pas la peste
juste la mauvaise foi et la peur,
l'angoisse et la rancoeur
le stress et le bonheur
la violence et la douleur
l'envie, la douceur
et un trop grand coeur!
The smile ( le 10/04/2007)
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